Misgurnus anguillicaudatus a été signalée pour la première fois en Allemagne en 1990 (Freyhof et Korte 2005). Par la suite, les premiers signalements sont venus d’Italie en 1997 (Razzetti et al., 2001), d’Espagne en 2001 (Franch et al., 2008) et des Pays-Bas en 2012 (van Kessel et al., 2013a). L’espèce semble absente de France.
Ce poisson a été introduit en Europe comme espèce destinée aux aquariums et aux bassins de jardin. Il est encore vendu dans de nombreux magasins de poissons et sur Internet. Son introduction dans la nature a été probablement à la fois volontaire (libération d’individus indésirables) et involontaire (inondation de bassins de jardin).
La principale préoccupation concernant M. anguillicaudatus est le risque potentiel d’hybridation avec l’espèce native en danger, la loche d’étang M. fossilis. Elle peut également affecter indirectement les espèces natives par la compétition et influencer l’environnement aquatique en modifiant certaines conditions de l’habitat. Elle peut également héberger plusieurs parasites susceptibles d’être nocifs pour les populations sauvages de poissons indigènes et pour l’industrie aquacole.
Comité français de l'UICN et Office français de la biodiversité [Ed], 2024. Misgurnus anguillicaudatus. Centre de ressources espèces exotiques envahissantes.
https://base-information-especes-introduites.fr/?post_type=espece&p=16978 - 15 avril 2026