L’espèce est absente de France.
En Europe, l’espèce a été introduite aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et en Autriche. Aux Pays-Bas, M. bipartitus est en expansion depuis sa première observation en 2012 (van Kessel et al. 2013; Brys et al., 2020)). Malgré le fait que ces populations étendent leur aire de répartition et que de fortes abondances de M. bipartitus puissent être observées sur les sites infestés, l’espèce n’est actuellement présente que dans une zone très restreinte au nord-est de la Belgique et au sud-est des Pays-Bas. Dans le sud de l’Allemagne et en Autriche, les premiers spécimens de M. bipartitus ont été capturés en 2016 dans la rivière Inn (Belle et al. 2017 ; Zangl et al. 2020). Clavero et al. (2023) signalent des populations établies et en expansion d’hybrides M. bipartitus × M. anguillicaudatus dans la rivière Ter, en Catalogne (Espagne).
Aucune donnée n’est disponible concernant l’impact de M. bipartitus. On peut toutefois supposer que cet impact sera très similaire à celui de l’espèce congénère M. anguillicaudatus. La principale préoccupation concernant M. bipartitus est son potentiel d’hybridation avec l’espèce indigène M. fossilis, qui est menacée dans certains pays européens. Ce poisson pourrait également affecter directement les espèces benthiques indigènes par la compétition pour la nourriture et l’habitat, et modifier l’environnement aquatique en altérant certaines conditions, telles que la qualité de l’eau, en déracinant les plantes, et en véhiculant plusieurs parasites susceptibles d’être nuisibles aux populations sauvages de poissons indigènes ainsi qu’au secteur de l’aquaculture. Les impacts futurs sont en grande partie inconnus, mais pourraient augmenter si davantage de populations de ce poisson venaient à s’établir.
Comité français de l'UICN et Office français de la biodiversité [Ed], 2024. Misgurnus bipartitus. Centre de ressources espèces exotiques envahissantes.
https://base-information-especes-introduites.fr/?post_type=espece&p=16990 - 16 avril 2026