C. chinensis est populaire parmi les aquariophiles, qui apprécient sa capacité à brouter les algues sur les surfaces dures dans les aquariums et étangs, ainsi que son rôle dans la clarification de l’eau grâce à son alimentation par filtration. C’est probablement la raison la plus courante du commerce de C. chinensis. C. chinensis est susceptible de s’accrocher aux coques des bateaux et aux équipements, cette voie de dispersion a été observée en Amérique du Nord, où l’espèce est largement répandue (McAlpine et al., 2016).
C. chinensis est considérée comme établie aux Pays-Bas et en Belgique. Elle a également été signalée plus récemment en Espagne (De Arenas et al., 2020), en Allemagne (iNaturalist, 2021) et en Grande-Bretagne (iNaturalist, 2022). À ce jour, elle n’a pas été observée dans d’autres États membres. La présence de populations établies dans les rivières Meuse et Rhin présente un risque élevé de dispersion involontaire, tant en amont que vers des voies d’eau non connectées, via le déplacement des bateaux et le dragage, d’autant plus que C. chinensis tolère de longues périodes de dessiccation (Havel, 2011).
Les études sur C. chinensis donnent des résultats mitigés et ne permettent pas de déterminer clairement si l’espèce a un impact modéré sur la biodiversité en modifiant la structure des communautés (Crone, 2022 ; Sura et Mahon, 2011). Sa présence est susceptible d’influencer le comportement alimentaire des espèces indigènes, affectant leur taux de croissance et la dynamique de leurs populations (Sura & Mahon, 2011). Dans des études en mésocosmes, une forte abondance de C. chinensis a entraîné une réduction des populations de certaines espèces d’escargots indigènes, possiblement en raison d’une prédation accrue sur ces escargots par les écrevisses (Johnson et al., 2007). La taille et l’épaisseur plus importantes de la coquille de C. chinensis peuvent faciliter la prédation des escargots indigènes. Lorsqu’elle coexiste avec d’autres espèces envahissantes, cet effet est amplifié (Johnson et al., 2008). Elle est considérée comme envahissante en Amérique du Nord, où elle est établie depuis plus d’un siècle (Kingsbury et al., 2021).
Comité français de l'UICN et Office français de la biodiversité [Ed], 2024. Cipangopaludina chinensis. Centre de ressources espèces exotiques envahissantes.
https://base-information-especes-introduites.fr/?post_type=espece&p=16972 - 9 mars 2026