A. japonicus ne fait pas l’objet d’une gestion spécifique en France.
En Belgique, après la découverte de l’espèce dans un dépôt de pneus sur la commune de Natoye (Wallonie), une importante campagne de démoustication a été mise en place autour de la zone de découverte (Service public de Wallonie). La prospection de gîtes larvaires et l’installation de pièges-pondoirs ont été accompagnés d’un traitement insecticide (Bti). Cette campagne de lutte a permis l’élimination du moustique sur la zone concernée (retour d’expérience de gestion prochainement disponible).
Modalités d’introduction en France et impacts documentés :
Tout comme le Moustique tigre, l’introduction du Moustique japonais s’est faite à partir d’œufs transportés via le commerce international de pneus usagés contenant de l’eau de pluie résiduelle. En Europe, l’espèce a été signalée en Suisse, en Belgique, dans le Sud de l’Allemagne et en Autriche (SPW). En France, les premiers individus de Moustique japonais ont été découverts en 2000, au sein d’un stock de pneus usagés à Monsecret (Orne) (Schaffner et al., 2003).
Le Moustique japonais n’est pas, à l’heure actuelle, considéré comme un important vecteur de maladie (SPW). En milieu naturel, seul le virus West Nile pourrait être actuellement véhiculé par ce moustique.
Le décret du 1er décembre 1965 (en application de la loi du 16/12/64), modifié par le décret du 30 décembre 2005, fixe, notamment, la procédure annuelle d’établissement des arrêtés préfectoraux de démoustication.