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Base d'informations

ESPÈCES

Alopochen aegyptiacus

Noms communs :

Ouette d’Egypte

EICAT Monde :

MC – Minimal concern

EICAT France :

MC – Minimal concern

Règne :

FAUNE

Organisme :

Oiseau

Famille :

Anatidae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

métropole

Nom anglais :

Egyptian goose

Auteur :

Linnaeus, 1766

Introduction en France :

métropole

Date de rédaction :

25/03/2020, version 3

Contribution :

Jean-Baptiste Mouronval (ONCFS) et Jean-François Maillard (OFB)

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Liens utiles :

Répartition :

L’Office français de la biodiversité (OFB) a pris le relais du Muséum national d’Histoire naturelle courant 2019 et pilote aujourd’hui le plan national de lutte relatif à l’Écureuil de Pallas prévu au L411-9 du Code de l’environnement et repris par l’action 5.3 de la Stratégie nationale relatives aux EEE.

Présent sur Antibes et les communes voisines dans les Alpes-Maritimes ainsi que sur Istres dans les Bouches-du-Rhône, sa gestion est animée localement par les services de l’OFB et le Muséum de Nice. Les missions de gestion visent à prélever le maximum d’animaux soit par tir lorsque cela est possible, soit par piégeage.Depuis le début du plan de lutte, pas moins de 1500 écureuils de Pallas ont été prélevés sur Antibes, limitant la dispersion de cet écureuil. Les individus prélevés font l’objet d’un examen : sexe, état reproducteur, poids, prélèvement conservatoire de tissus pour de la génétique. La population présente sur Istres, à priori d’origine différente, plus petite et localisée, est également gérée par tir et piégeage.

Un site internet dédié met à disposition de nombreuses informations sur l’Écureuil de Pallas : méthodes de gestion, biologie, identification ainsi qu’une plateforme de signalement de signalements : https://ecureuils.mnhn.fr/ecureuil-de-pallas

En Belgique, une petite population découverte dans un parc d’attraction abandonné en 2005 a fait l’objet d’une campagne de capture. Cette opération a été un succès (Adriaens et al., 2015) tout comme celle réalisée aux Pays-Bas (La Haye, 2020).

L’Ouette d’Egypte a été introduite en Grande-Bretagne dès la fin du XVIIe siècle et en Allemagne au XVIIIe siècle. Aux Pays-Bas, la population proviendrait d’oiseaux échappés de captivité. Les populations allemandes et néerlandaises sont à l’origine de l’expansion de l’espèce vers la France, la Belgique et l’Espagne, renforcées par des oiseaux échappés au sein de ces mêmes pays. En 2010, la population nicheuse européenne était estimée entre 14 000 et 16 000 couples pour un effectif total de 71 000 oiseaux, dont 50 000 aux Pays-Bas et 12 000 en Allemagne, le reste se répartissant pour l’essentiel entre la Grande-Bretagne (3 500 maximum), la Belgique (4 000 maximum) et la France (1 200 – 1 400 maximum).

La population française résulte de quelques introductions locales mais surtout de la colonisation à partir des populations des pays frontaliers du nord et de l’est de la France. Des cas de reproduction sont connus depuis 1985. Jusqu’en 2006, la population française d’Ouette d’Egypte est concentrée dans le nord-est (Benmergui et al., 2011 in Sarat, 2012) mais la population est maintenant en expansion dans le pays selon un axe nord-est/sud-ouest. En janvier 2016, l’espèce a été observée au moins une fois dans 83 départements, avec un effectifs d’hivernants estimé à 1041 oiseaux. Huit départements du quart nord-est du pays concentrent 80 % des individus.

Les impacts négatifs de cette espèce sur les espèces natives sont mal connus, mais pourraient passer par la compétition, de par son comportement agressif en période de reproduction  (Dubois 2007), peut-être le broutage (Owen, 2003) et le vol de nids (Pieterse et Tamis, 2005). L’espèce peut également s’hybrider avec la Bernache du Canada, l’Oie cendrée et le Canard colvert. Aucun impact significatif sur la dynamique d’autres populations animales n’a pu être mis en évidence (Pieterse et Tamis, 2005). Au  même titre que la Bernache du Canada, les regroupements d’Ouette d’Egypte peuvent être responsables de l’eutrophisation des milieux aquatiques par défécation dans les eaux stagnantes lors des stationnements durables  (Rehfisch, 2010). Dans son aire d’origine, l’espèce est connue pour causer à forte densité des dommages importants aux cultures  (Mangnall et Crowe, 2002). En France, peu de dommages agricoles ont été constatés hormis sur quelques prairies de certaines communes (Benmergui et al., 2011). Les capacités de colonisation de l’Ouette d’Egypte étant avérées, un risque important de dommages économiques est à prévoir si la population continue de s’installer. Le stationnement de groupes d’ouettes au voisinage d’aéroports peut également poser des problèmes de sécurité, comme c’est le cas aux Pays-Bas où des mesures de contrôle de l’espèce ont été prises à ce titre  (Lensink, 1998).

Benmergui M., Bullifon F., Fouque C.  2011. L’Ouette d’Egypte Alopochen aegyptiaca. Synthèse bibliographique et perspectives de gestion pour la France. Office national de la chasse et de la faune sauvage, Station de la Dombes, Birieux. 42pp.

Dubois P.J. 2007. Les oiseaux allochtones en France : statut et interactions avec les espèces indigènes. Ornithos, 14: 329–364.

Dubois PJ. et Cugnasse JM. 2015. Les populations d’oiseaux allochtones en France e, 2014. 3ème enquête nationale. Ornithos 22-2: 72-91.

Fouque C., Bullifon F., Benmergui M. 2011. L’Ouette d’Egypte Alopochen aegyptiaca. Rapport de l’enquête nationale 2009-2010. Office national de la chasse et de la faune sauvage, Station de la Dombes, Birieux. 25 pp.

Fouque C., Bernmergui M.,  Bullifon F. et Schricke V. 2012. L’Ouette d’Egypte : une espèce exotique en plein essor en France. Faune Sauvage, 296 : 15-27.

Mangnall M.J., Crowe T.M. 2002. Population dynamics and the physical and financial impacts to cereal crops of the Egyptian Goose Alopochen aegyptiacus on the Agulhas Plain, Western Cape, South Africa. Agriculture, ecosystems & environment, 90: 231–246.

Owen M., Callaghan D., Kirby J. 2003. Guidelines on Avoidance of Introductions of Non-native Waterbird Species. In Fourth Meeting of the Technical Committee of the Agreement on the Conservation of African-Eurasian Migratory Waterbirds (AEWA). Secretariat of the Agreement on the Conservation of African-Eurasian Migratory Waterbirds, Tashkent, Uzbekistan : UNEP/AEWA Secretariat. 33 pp.

Rehfisch M.M., Allan J.R., Graham E. 2010. The effect on the environment of Great Britain’s naturalized Great Canada Branta canadensis and Egyptian Geese Alopochen aegyptiacus. In British Ornithologists’ Union Conference proceedings, The impacts of non-native species. 19 Novembre 2008. Peterborough, Royaume-Uni, 9 pp.

Pieterse S., Tamis W. 2005. « Exoten in de Nederlandse avifauna: integratie of concurrentie? » het Vogeljaar, 53: 3.

Sarat E. (coord). 2012. Les vertébrés exotiques envahissants sur le Bassin de la Loire (hors poissons) – Connaissances et expériences de gestion

. Office national de la chasse et de la faune sauvage,Plan Loire Grandeur Nature, 128 pp.

Règlementations

Règlementation :

Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014

Espèce inscrite sur l’arrêté du 14 février 2018 relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain.

Détention possible uniquement dans le cadre des mesures transitoires et des mesures dérogatoires au règlement européen :Tous les oiseaux doivent être pourvus d’un marquage en permettant la reconnaissance individuelle (arrêté du 08 octobre 2018).Les variétés d’élevage blondes et blanches de l’Ouette d’Égypte sont citées dans l’arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d’animaux domestiques.

Règlementation outre-mer :