Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Base d'informations

ESPÈCES

Cabomba caroliniana

Noms communs :

Cabomba de Caroline, Éventail de Caroline

Règne :

FLORE

Organisme :

Plante aquatique

Famille :

Cabombaceae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

canaux, bassins, plans d’eau, étangs bords des rivières

Origine géographique :

Amérique du Sud

Nom anglais :

Carolina fanwort

Auteur :

A. Gray, 1848

Introduction en France :

Métropole et outre-mer

Date de rédaction :

26/04/2016, version 1

Dernière mise à jour :

mise à jour réglementaire 19/02/2021

Partager

RESSOURCES

Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

En Australie, le brûlage dirigé est réalisé pour gérer le Genêt à balais strié. Cette méthode permet d’éliminer l’ensemble de la plante mais stimule fortement la banque de graines du sol. Il est donc conseillé de mettre en place du pâturage après ces opérations, pour que le bétail consomme les jeunes pousses avant la floraison (Australian weed management, 2003).

Cabomba caroliniana est apparue récemment en France métropolitaine. Elle a été découverte en 2005 aux environs de Dijon sur le canal de Bourgogne et le lac Kir, puis en 2009 sur le canal du Midi à Toulouse et à proximité (Fried, 2012).

La Cabomba de Caroline tend à former des peuplements denses monospécifiques qui ont un effet sur le fonctionnement des écosystèmes. Les invasions de cabomba affecteraient la pénétration de la lumière dans la colonne d’eau, impactant ainsi d’autres espèces aquatiques. La décomposition des amas denses de C. caroliniana peut causer une forte diminution de l’oxygène dissous dans l’eau. Ces conditions peuvent conduire à la mort de certains poissons et causer des dommages aux autres organismes aquatiques (Commonwealth of Massachusetts). Les extraits de plantes ont un effet allélopathique sur la germination du blé et de la laitue et sur la croissance végétative de certaines espèces aquatiques (Randall, 1997). En Australie, la Cabomba de Caroline peut étouffer des espèces indigènes aquatiques telles que les potamots, les characées et les cornifles. Elle diminuerait également la germination de plantes indigènes émergentes (Wilson, 2001). Sur les usages, le développement important de l’espèce peut entraver les transports aquatiques et les activités récréationnelles (nage, plongée et navigation) (Ensbey 2000, CRC 2003, Land protection 2006). En Australie, Cabomba caroliniana réduit la capacité de stockage de l’eau et dégrade les réserves d’eau potable (Australian Department of the Environment and Heritage). En France, les proliférations observées dans les canaux de navigation ont entrainé des encombrements aux écluses et une gêne à la pêche (Fried, 2012).

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement.