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ESPÈCES

Crassula helmsii

Noms communs :

Crassule de Helms, Orpin des marais, Orpin australien

Règne :

FLORE

Organisme :

Plante aquatique

Famille :

Crassulaceae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Rives d’étangs, eaux stagnantes

Origine géographique :

Australie – Nouvelle-Zélande

Nom anglais :

New-Zealand pygmy weed

Auteur :

(Kirk) Cokayne, 1907

Introduction en France :

Métropole

Date de rédaction :

31/10/2017, version 2

Contribution :

Nicolas Pipet (IIBSN), France Mercier (CEN-BN)

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Analyse de risque :

Répartition :

La fauche des jeunes plants ou l’arrachage manuel peuvent être réalisés pendant la période de végétation (d’avril à septembre), 5 à 6 fois par an, pendant au moins 5 ans (UICN France, 2016).

L’écorçage de la tige peut également être pratiqué sur les sujets de plus de 10 cm de diamètre, entre avril et octobre. L’écorce du tronc doit être retirée sur quelques centimètres de profondeur jusqu’à l’aubier à hauteur d’homme ou à la base de l’arbre, sur une bande d’au moins 20 centimètres, sur 80 à 90% de la circonférence de l’arbre. Il est très important de laisser une petite partie de l’écorce intacte la première année pour que la sève continue de circuler. Dans le cas contraire, l’arbre peut réagir en drageonnant fortement. Ce cerclage partiel est à appliquer jusqu’à ce que l’arbre s’affaiblisse (cela peut prendre plusieurs années). Réaliser ensuite un cerclage sur toute la circonférence de l’arbre (UICN France, 2016).

L’abattage est à employer dans les milieux où le cerclage n’est pas possible (zones où une chute des incontrôlée des arbres présente un danger : proximité de bâtiments ou d’une zone fréquentée par des salariés, du public, des véhicules, etc.) (UICN France, 2016).

Sur le bassin versant des Gardons (en région Languedoc-Roussillon), le Syndicat mixte d’aménagement et de gestion équilibrée (SMAGE) des Gardons a observé qu’en l’absence de gestion, les vieux peuplements de Robinier s’épuisent naturellement, s’éclaircissent et laissent place à un autre stade végétal beaucoup plus diversifié (composé de frênes, de cornouillers, de fusains,…). Dans certains contextes (par exemple pour des sites en partie naturellement isolés : à côté d’une rivière, encadré par des champs ou des bois) il pourrait donc être recommandé de ne pas intervenir directement mais de confiner le site et le laisser évoluer vers un autre stade végétal. Le confinement consiste à s’efforcer d’empêcher que la population du Robinier se disperse et se propage au-delà de l’aire colonisée par exemple par l’arrachage tous les ans des jeunes plants se développant en dehors de la zone de contrôle (UICN France, 2016).

La Crassule de Helms a été introduite en Angleterre en 1911, en provenance de Tasmanie. Elle a été commercialisée dès 1920 comme plante d’aquarium ou comme plante ornementale de bassin. Le premier signalement dans le milieu naturel date de 1956, dans le comté d’Essex, Grande-Bretagne. Elle a ensuite été découverte en 1985 en Irlande, en 1995 aux Pays-Bas et en 2003 au Danemark. En France, les informations manquent sur son introduction dans le milieu naturel, mais elle est actuellement présente dans le Nord et le Nord-Ouest de la France (première observation en Poitou-Charentes en 2011).

La Crassule de Helms forme un tapis végétal très dense qui supplante les espèces aquatiques indigènes. La réduction de l’intensité lumineuse ne permet plus la photosynthèse et donc l’oxygénation de l’eau. L’espèce peut affecter la reproduction des amphibiens en retardant l’éclosion des œufs (Langdon et al., 2004). Le piégeage de la matière organique est important et résulte en un atterrissement accru des étangs envahis (Fried, 2012). Les tapis denses peuvent obstruer les canaux et fossés pouvant causer des risques d’inondation à certains endroits (Sarat et al., 2015 ; Mercier, 2013).

Dortel F. et Dutartre A. 2018. La Crassule de Helms (Crassula helmsii Cockayne, 1907) : Fiche d’alerte détaillée, première analyse des risques, possibilités de régulation et mesures de biosécurité. CBN Brest et GT IBMA. 23 pp.

Fried G. 2012. Guide des plantes invasives. Belin, Paris, 272 pp.

Muller S. (coord.). 2004. Plantes invasives en France. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. 168 pp.

Pipet N., Dutartre A. 2012. Synthèse des actions menées en 2011 et 2012 sur Crassula helmsii présente dans une mare des Deux-Sèvres. IIBSN, Irstea, note, 19 pp.

Pipet N. 2014. Tentative d’éradication de Crassula helmsii sur une mare à Saint-Projet (Deux-Sèvres) : interventions et suivi 2013. IIBSN. 6 pp.

Mercier F. 2013. Note technique. Diagnostic et préconisations de gestion de la Crassule de Helms le long de la Vire. Conservatoires d’espaces naturels de Basse-Normandie. 16 pp.

Van Valkenburg J. 2013. Physical and mechanical control of Crassula helmsii and Ludwigia peploides : is it a realistic option? RINSE Best practice workshop : Managing invasive aquatic plants. 17-18 octobre 2013, Norwich, Grande-Bretagne

Langdon, S. J., Marrs, R. H., Hosie, C. A., McALLISTER, H. A., Norris, K. M., & Potter, J. A. (2004). Crassula helmsii in U.K. Ponds: Effects on Plant Biodiversity and Implications for Newt Conservation. Weed Technology, 18(sp1), 1349‑1352.

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Lafontaine, R.-M., Beudels-Jamar, R.C., Delsinne, T., Robert, H. 2013. Risk analysis of the Autralian wamp stonecrop, Crassula helmsi (Kirk) Cockayne. Risk analysis report of non-native organisms in Belgium from the Royal Belgian Institute of Natural Sciences for the Federal Public Service Health, Food chain safety and Environment. 40 pp.

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