Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Base d'informations

ESPÈCES

Elodea callitrichoides

Noms communs :

Elodée à feuilles allongées

Règne :

FLORE

Organisme :

Plante aquatique

Famille :

Hydrocharitaceae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eaux stagnantes à faible courant

Origine géographique :

Métropole

Nom anglais :

South American waterweed

Auteur :

(Richard) Caspary 1857

Introduction en France :

Métropole

Date de rédaction :

28/04/2016, version 1

Contribution :

Gabrielle Thiébaut, Marie-Christine Peltre, Alain Dutartre, Jacques Haury

Partager

RESSOURCES

Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

L’Ailante réagit très fortement à toute coupe ou blessure par multiplication végétative et notamment par drageonnement. Les rejets de souche sont très nombreux et les coupes doivent être répétées plusieurs années afin d’épuiser les réserves de la plante, ce qui implique une gestion rigoureuse menée pendant plusieurs années si l’on souhaite avoir des résultats efficaces et durables.

L’arrachage manuel et mécanique est la technique la plus employée actuellement. Les coupes répétées et le fauchage peuvent être employés sur les jeunes plants et les pieds adultes, avant la période de fructification (fin du printemps et début d’été (juin).

L’arrachage de souche d’individus « adultes » nécessite des moyens mécaniques et doit être suivi d’arrachage des repousses les années suivantes (ainsi que des plantules car la perturbation du sol favorise alors la germination des graines si présence de stock dans le sol). Après l’abattage, les rejets sont arrachés ou fauchés plusieurs fois par an (5-6 fois) pendant la période de végétation pendant plusieurs années (au moins 5 ans). Un contrôle doit être réalisé régulièrement après les 5 années d’intervention (UICN France, 2016).

L’arrachage manuel des semis et des plantules (moins de 60 cm de haut) doit se faire sur sol humide et meuble afin d’extraire l’appareil racinaire dans son entièreté.Les individus femelles adultes fructifères permettent la dispersion de l’espèce par dissémination des graines qui peut se faire à plusieurs dizaines de mètres, voire jusqu’à plusieurs centaines de mètres sous des vents dominants. Une coupe des tige peut être faite à environs 1 m de hauteur afin de provoquer des rejets sur tige et essayer de limiter les drageonnements, puis il s’agira là également de couper les rejets les années suivantes (si possible plusieurs fois par an pour essayer d’épuiser les souches).

A défaut de moyens mécaniques, un confinement via l’arrachage manuel des jeunes individus en circonférence permet de contenir les sujets les plus mâtures et éviter toute coupe stimulatrice. Dans certaines situations, la gestion des drageons à la tondeuse sur plusieurs années peut permettre également de venir à bout d’un jardin envahi et le piétinement peut contribuer au contrôle de l’espèce en cassant et empêchant la germination et les repousses.

Le développement d’un couvert végétal dense dans les différentes strates (arborées, arbustives, herbacées) permet de ralentir la dynamique de l’espèce, en diminuant sa fructification et freinant la dissémination de ses graines.

Le cerclage de la tige peut également être pratiqué sur les sujets de plus de 10 cm de diamètre (UICN France, 2016) mais cette technique semble peu efficace en raison de l’abondance du drageonnement.

En Autriche, de la lutte biologique à base de champignon verticilium est réalisée (EPPO, 2020) mais n’est pas autorisée en France à l’heure actuelle.Attention : en raison des risques de brûlure par la sève de l’Ailante, il est conseillé de porter des équipements adaptés.

L’espèce est apparue en Europe en 1948, en Angleterre. Elle a été observée pour la première fois en France, en Alsace en 1959. Cette espèce reste rare et n’est pas connue ailleurs en France, hormis ponctuellement en Lorraine. Elle est toujours vendue comme plante ornementale et d’aquarium tout comme les autres élodées.

Les proliférations de populations monospécifiques d’élodées peuvent entraîner des dysfonctionnements des milieux aquatiques, telles des anoxies périodiques. Elles constituent également un obstacle à l’écoulement des des eaux et une gêne importante pour la pratique des loisirs nautiques et de la pêche (Muller, 2004).

Pas de retour d’expérience de gestion connu actuellement.

Règlementations

Règlementation :

Espèce non réglementée.

Règlementation outre-mer :