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Base d'informations

ESPÈCES

Gammarus roeselii

Noms communs :

Gammarus roeselii

Règne :

FAUNE

Organisme :

Crustacé

Famille :

Gammaridae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

Europe du centre et de l’est

Nom anglais :

Gammarus roeselii

Auteur :

Gervais, 1835

Introduction en France :

métropole

Date de rédaction :

  05/07/2017, version 1

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Analyse de risque :

Répartition :

L’Ouette d’Egypte a fait l’objet dès 2010 de préoccupations nationales avec la proposition d’un plan de maitrise par l’ONCFS (Fouque et al., 2011). Ce plan prévoyait la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures applicables à l’échelle du département. Ainsi étaient proposés 5 niveaux de mesures graduées allant d’un véritable plan de régulation des effectifs, avec l’octroi de moyens, à une vigilance passive par département.

Proposition pour la prise de mesures départementales visant l’Ouette d’Egypte (Fouque et al., 2011)
Au total, entre 2006 et 2019, des arrêtés autorisant la destruction de l’Ouette d’Égypte ont été pris dans 30 départements, et des projets étaient en cours pour 2019 dans 8 départements supplémentaires, essentiellement dans les régions ONCFS Centre – Ile de France et Nord-Pas de Calais Picardie Normandie. Les départements et régions du nord et du quart nord-est, qui sont les plus concernés par la présence de l’Ouette d’Égypte, ont pris des arrêtés à partir de 2009 et surtout en 2010 et 2011. La plupart des autres départements en ont mis en œuvre dès 2013 et les années suivantes, à mesure que le front de colonisation de l’espèce progressait vers le sud et l’ouest du pays.

De manière générale, ces arrêtés autorisent les titulaires du droit de chasse et leurs ayants-droits ainsi que les agents chargés de la police de la chasse et de l’environnement à tirer l’espèce. Afin d’avoir un retour sur l’efficacité de la mesure, chaque individu abattu doit être signalé en fin de mois ou de saison de chasse à la Direction départementale des territoires (DDT), au Service départemental de l’OFB ou à la Fédération des chasseurs du département concerné.

Au-delà de l’action de destruction par tir, d’autres approches de gestion sont envisageables mais restent très marginales leurs effets sur la population probablement limités :

  • La stérilisation des nichées est une méthode peu efficace à court terme. Elle est à privilégier dans des situations où la destruction des adultes n’est pas possible, en particulier dans les zones urbanisées pour des raisons de sécurité et/ou d’acceptation sociale. La stérilisation des nichées nécessite de localiser préalablement les nids. Ce travail de localisation peut d’avérer très couteux en temps et en énergie puisque, dans les cas de l’Ouette d’Egypte, les nids peuvent parfois se trouver dans les arbres, sont très espacés les uns des autres et peuvent être à plusieurs kilomètres des sites de gagnage.Ces techniques ne permettent pas, contrairement aux opérations de tir et de piégeage, à diminuer rapidement la taille de la population. En effet, on estime qu’en 10 ans et même en supprimant 95 % des pontes chaque année, la population adulte ne serait ramenée qu’à 75 % de son effectif initial. Il est donc difficile d’envisager une diminution rapide de la population par stérilisation des nichées. Cependant, à l’échelle plus locale, ces méthodes peuvent être appliquées pour empêcher le développement d’une nouvelle population dans un lieu public comme un parc ou un site touristique. Ces opérations sont en effets plus acceptables pour le public. Elles ne nécessitent ni le transport d’arme ni de piège, et ne laissent pas apparaitre d’animal mort.
  • L’effarouchement peut être pratiqué pour empêcher l’installation ou le cantonnement sur les sites. Cependant, ces techniques ne font que « déplacer le problème » et présentent certains inconvénients (dérangement des riverains, etc). L’effaroucheur peut être visuel et se présenter sous la forme de ruban de signalisation, de banderoles flottant au vent, de ballons d’hélium ou encore de cerfs-volants en forme de rapaces. Il peut également être sonore sous la forme de canons portatifs alimentés au propane. Ces outils vont émettre des détonations à intervalles plus ou moins réguliers. D’autres dispositifs sonores, portés par les agents, émettent un bruit de sirène.
  • Il existe deux types de capture des ouettes d’Egypte. Le premier est la mise en place de cages avec appelants, et le second l’utilisation de filets lors de la mue et la formation de grands groupes. En mue, les oiseaux sont incapables de voler mais, à la différence de la Bernache du Canada qui forme alors de grands groupes, diriger des ouettes d’Egypte vers un entonnoir grillagé ou composé de filets semble plus difficile en raison notamment d’un comportement de fuite en plongée marqué. La capture à l’aide de cage a été testée en Belgique (Van Daele et al., 2012). Le piège se constitue d’une cage transportable à trappe avec un individu précédemment capturé est placé dans le compartiment leurre pour attirer ses congénères. Ces méthodes de gestion requièrent une autorisation au titre du L411-8 et ne rentre pas dans la règlementation piégeage (arrêté du 29 janvier 2007).
Fiche de retour d’expérience de gestion : 

Sa présence est relevée à partir de 1944 dans la Seine, la Marne et l’Yonne (Pacaud, 1944), puis dans la Saône et certains de ses affluents depuis 1961, et dans le Rhône en 1969 (Roux, 1969). L’espèce a également été observée plus tard sur le bassin de la Loire (Chovet et Lécureuil, 1994). Elle aurait été introduite en France via le système de canaux reliant l’Europe de l’ouest au bassin du Danube.

L’espèce entre en compétition avec d’autres espèces de gammares (Roux, 1969).

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement

Règlementations

Règlementation :

Espèce non réglementée.

Règlementation outre-mer :