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Base d'informations

ESPÈCES

Manayunkia caspica

Noms communs :

Manayunkia caspica

Règne :

FAUNE

Organisme :

Annélide

Famille :

Sabellidae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

Ponto-Caspien

Auteur :

Annenkova, 1928

Introduction en France :

métropole

Date de rédaction :

  02/08/2017, version 1

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RESSOURCES

Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

Le genre Prosopis fait partie de la famille des légumineuses. Il est théorisé (Pasiecznikn et al., 2001) que ces espèces n’ont un avantage concurrentiel que dans les écosystèmes où les niveaux d’azote du sol sont très faibles. C’est pourquoi, les interventions de gestion devraient viser à minimiser l’azote récolté et à augmenter la fertilité du sol pour réduire l’avantage concurrentiel du prosopis sur les autres espèces (Pasiecznikn et al., 2001).

La technique du brûlis peut également être utilisé comme outil de gestion pour empêcher la renouvellement des populations de Prosopis. Les jeunes plants étant sensibles au feu à la différence des arbres plus âgés, qui sont protégés par une écorce épaisse et repoussent rapidement (EPPO, 2018). Les programmes de régulation des populations de Bayahonde doivent donc être maintenus sur de longues périodes si l’on veut maîtriser totalement la propagation de l’espèce.

Des expériences menées en Amérique, en Asie ou encore en Australie ont montré que l’éradication des espèces de Prosopis se révélè très coûteuse et bien souvent infructueuse à long terme. Cela est dû en grande partie au fait que les arbres repoussent à partir de bourgeons végétatifs. De plus, la banque de graines est également très importante, avec une production de graines dans des peuplements denses estimée à 60 millions par hectare et par an. Les graines peuvent rester dormantes dans le sol jusqu’à 10 ans et la germination de masse est stimulée lorsque la végétation environnante est enlevée ou que le sol est perturbé. (Choge & Pasiecznikn, 2005). La destruction totale des arbres peut être possible avec certains traitements, mais des techniques adéquates pour empêcher la réintroduction des graines et le rétablissement des arbres doivent encore être développées (CABI, 2019).

Dans certains pays (Ethiopie, Soudan, Inde et Yémen) le Bayahonde est valorisé sous la forme de charbon de bois (Geesing et al., 2004 in UICN France, 2018). Cette utilisation présente des risques de densification des peuplements (Witt, comm. pers., in UICN France, 2018). Lorsque le Bayahonde est coupé, le nombre de rejets de souche est important, offrant alors de nouveaux rejets à la coupe, qui rejetteront eux-mêmes par la suite, etc. Ces pratiques induisent ainsi une densification végétale importante des parcelles, qui produisent à terme moins de biomasse, deviennent plus difficilement accessibles au bétail et à l’homme et finissent par ne plus être exploitées. Ces parcelles produisent des graines quelques années après et redeviennent une source de dispersion de l’espèce. La production de charbon ne permet de contrôler le Prosopis que si les souches sont traitées après la coupe par une application d’herbicides ou si le système racinaire est entièrement arraché. De plus, la création de parcelles monospécifiques denses ne permet pas à la végétation indigène de s’implanter, diminuant localement la diversité spécifique.

En France, l’espèce a été découverte pour la première fois en 2014, dans le cadre des études menées sur l’aménagement hydroélectrique de Péage-de-Roussillon et aux environs du centre nucléaire de production d’électricité de Saint-Alban situé à une cinquantaine de kilomètres en aval de Lyon (Fruget et Beisel, 2016). Comme beaucoup de Polychètes, l’espèce affectionne les substrats limoneux. Elle est caractéristique du potamon et supporte les milieux saumâtres (Jakovcev-Todorovic et al., 2006). Ces derniers auteurs signalent la rareté de la littérature concernant cette espèce. L’espèce se différencie d’Hypania invalida, avec laquelle elle vit en sympatrie dans le cours aval du Danube, par la couronne de tentacules très importante chez Manayunkia alors qu’Hypania ne présente qu’une trompe avec quelques branchies (Fruget et Beisel, 2016).Aucun impact documenté actuellement.

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement.

Règlementations

Règlementation :

Espèce non réglementée.

Règlementation outre-mer :