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Base d'informations

ESPÈCES

Myocastor coypus

Noms communs :

Ragondin

Règne :

FAUNE

Organisme :

Mammifère

Famille :

Myocastoridae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

Métropole

Nom anglais :

Coypus ou Nutria

Auteur :

Molina, 1782

Introduction en France :

Métropole

Date de rédaction :

  29/08/2017, version 2

Dernière mise à jour :

règlementation mise à jour le 26/02/2021

Contribution :

Gérald Guédon, FREDON Pays de la Loire

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RESSOURCES

Liens utiles :

Répartition :

L’espèce ne fait pas l’objet de mesures de gestion.

Introduit d’abord en Indre et Loire dans les années 1880, les élevages pour la peau se sont multipliés jusqu’à la première Guerre Mondiale. Une deuxième vague d’introduction eu lieu entre 1925 et 1928, et la disparition des élevages suite à la crise économique de 1929 entraina la libération de nombreux individus dans la nature. Il est aujourd’hui présent sur la quasi-totalité du territoire métropolitain (Pascal, 2003).

Le Ragondin diminue les herbiers et perturbe les communautés végétales et la biodiversité liée à ces habitats (Curtet et al., 2008). De part son comportement fouisseur, il dégrade les berges, accélère le colmatage du lit des rivières, perturbe le réseau hydraulique et dégrade les installations humaines (digues, piliers de ponts) (Panzacchi et al., 2008). Il occasionne également des dégâts sur les cultures (betterave et maïs) et est vecteur de divers pathogènes, dont la douve du foie (Fasciola hepatica), la leptospirose (Leptospirosa interrogans) (Barrat et al., 2010) la toxoplasmose et l’echinoccocose alvéolaire (Guedon, 2016).

Barrat J., Richomme C., Moinet M., Pastoret P.P., Moutou F. 2010. The accidental release of exotic species from breeding colonies and zoological collections.  Revue Scientifique et Technique – Office International des Épizooties, 29(1): 113-122.

Curtet L., Benmergui M., Broyer J. 2008. Le dispositif exclos/témoin, un outil pour évaluer l’efficacité de la régulation du ragondin. Faune Sauvage, 280: 16–23.

Sarat, E. (coord). 2012. Les vertébrés exotiques envahissants sur le bassin de la Loire (hors poissons) : connaissances et expériences de gestion. ONCFS, Plan Loire Grandeur Nature, 128pp. (p. 42-43)

Panzacchi M., Cocchi R., Genovesi P., Bertolino S. 2007. Population control of coypu Myocastor coypus in Italy compared to eradication in UK: a cost-benefit analysis. Wildlife Biology [En ligne], 13(2): 159-171

Pascal M., 2003. Le Ragondin : Myocastor coypus (Molina, 1782). Pages 325-326, in : Évolution holocène de la faune de Vertébrés de France : invasions et disparitions (M.Pascal, O. Lorvelec, J.-D. Vigne, P. Keith & P. Clergeau, coordonnateurs), INRA, CNRS, MNHN (381 pages). Rapport au Ministère de l’Écologie et du Développement Durable (Direction de la Nature et des Paysages), Paris, France. Version définitive du 10 juillet 2003.

Guédon, G. (Coord.) 2016. Enjeux environnementaux, agricoles et de santé publique : l’exemple des oiseaux et des rongeurs aquatiques. Actes du colloque GEDUVER – Terra botanica – Angers – 28 et 29 mai 2013, FREDON Pays de la Loire Edition : 166 p.Bonnet, M., Guédon, G., Pondaven, M., Bertolino, S., Padiolleau, D., Pénisson, V., … & Pays, O. 2021. Aquatic invasive alien rodents in Western France: Where do we stand today after decades of control?. PloS one, 16(4), e0249904.

Règlementations

Règlementation :

Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014.

Espèce inscrite sur l’arrêté du 14 février 2018 relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain.

Détention possible uniquement dans le cadre des mesures transitoires et des mesures dérogatoires au règlement européen :

Espèce figurant sur la liste des espèces non indigènes chassables sur le territoire français dans le cadre de mesures de gestion visant à leur éradication, au contrôle de leur population ou à leur confinement (arrêté du 2 septembre 2016), elle figure également sur l’arrêté du 24 mars 2014 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces non indigènes. Le tir et le piégeage sont autorisés toute l’année.Espèce inscrite sur la liste des organismes nuisibles aux végétaux (arrêté ministériel du 31 juillet 2000, modifié par l’arrêté ministériel du 25 novembre 2011).

Règlementation outre-mer :