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Base d'informations

ESPÈCES

Nyctereutes procyonoides

Noms communs :

Chien viverrin

Règne :

FAUNE

Organisme :

Mammifère

Famille :

Canidae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

Métropole

Nom anglais :

Raccoon dog

Auteur :

Gray, 1834

Introduction en France :

Métropole

Date de rédaction :

  07/03/2017, version 1

Dernière mise à jour :

Règlementation mise à jour le 27/03/2020

Contribution :

Jean-François Maillard, ONCFS.

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RESSOURCES

Liens utiles :

Répartition :

L’Ambroisie trifide est une plante annuelle pouvant mesurer de 1 à 4 m se reproduisant par graines. Pour éviter qu’elle ne se propage, il faut impérativement la supprimer avant la grenaison.L’arrachage manuel est la technique la plus efficace sur des petites populations. Il doit être réalisé avant la floraison (avant le mois de juillet) pour éviter la libération du pollen et ne pas exposer les intervenants au risque d’allergie.

En contexte agricole notamment, la pratique du faux semis peut s’avérer efficace pour faire diminuer la banque de graine dans le sol : dans un premier temps le sol est préparé afin de favoriser la levée des ambroisies. Lorsque les plantules apparaissent, elles doivent être détruites avant de reformer de nouvelles graines. Le travail du sol permet de réduire le développement d’une population une année donnée, mais ne vise pas l’éradication de l’espèce. Il est possible de combiner les désherbages mécaniques, chimiques et les pratiques agronomiques (rotation incluant des cultures d’hiver). Par ailleurs, de nombreux cas de résistance aux herbicides, notamment les inhibiteurs de l’ALS et le glyphosate, ont été rapportés dans sa zone d’origine.

Importé en Europe de l’est pour les élevages de fourrures entre les années 1930 et 1950, l’espèce s’est ensuite répandue en Europe via des échappées ou des relâchés. En France, des individus sont observés depuis les années 1970 : une enquête de l’ONCFS a rapporté 74 observations entre 1975 et 2005, dont 4 cas de reproduction en nature, et 64 nouvelles données ont été enregistrées entre 2005 et 2013 (Léger et Ruette, 2014). La plupart des individus observés dans le nord-est (Alsace, Lorraine et Franche-Comté) seraient issus des populations allemandes, et les observations sur le reste du territoire seraient issus d’évasions de parcs zoologiques ou de particuliers. Ces observations restent rare en France, et il ne semble pas y avoir d’installation d’un foyer de population, cependant le dynamisme des populations en Allemagne implique une vigilance face l’évolution de la situation.

Le chien viverrin est suspecté d’avoir un impact sur les populations d’amphibiens, notamment sur les îles et les habitats fragmentés (Kauhala et Auniola, 2001). Il rentre en compétition, directe ou indirecte, avec le Blaireau et le Renard roux (Kauhala et Auttila, 2010 ; Kauhala et Kowalczyk, 2011). Il est également un vecteur de la rage, de la gale, de la trichinose et d’Echinococcus multilocularis (plathelminthe) (Kauhala et Auniola, 2001 ; Duscher et al., 2017).

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement
Baiwy, E., Schockert, V. & Branquart, E. (2013) Risk analysis of the raccoon dog Nyctereutes procyonoides, Risk analysis report of non-native organisms in Belgium. Cellule interdépartementale sur les Espèces invasives (CiEi), DGO3, SPW / Editions, 37 pp.

Dahl, F., Ahlén P-A., Swartström, J., Lindström, M. and Simmerlsgaard Platz, M-L. 2013. Management of the invasive Raccoon Dog (Nyctereutes procyonoides) in the north-European countries. LIFE09 NAT/SE/000344

Règlementations

Règlementation :

Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014

Espèce inscrite sur l’arrêté du 14 février 2018 relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain.

Détention possible uniquement dans le cadre des mesures transitoires et des mesures dérogatoires au règlement européen :

Tous les animaux doivent être pourvus d’un marquage en permettant la reconnaissance individuelle (arrêté du 08 octobre 2018).Espèce inscrite à l’arrêté du 2 septembre 2016.

Règlementation outre-mer :