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Base d'informations

ESPÈCES

Oncorhynchus mykiss

Noms communs :

Truite arc-en-ciel

Règne :

FAUNE

Organisme :

Poisson

Famille :

Salmonidae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

Amérique du Nord – (côte Pacifique)

Nom anglais :

Rainbow trout

Auteur :

Walbaum, 1792

Introduction en France :

métropole et outre-mer

Date de rédaction :

  08/03/2016, version 1

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Analyse de risque :

Répartition :

D’après l’OEPP, les semis et les plantes les plus petites peuvent être arrachés à la main ou déterrés à l’aide d’une pelle. Les racines doivent être enlevées pour éviter toute repousse. Les tiges plus grandes sont coupées au niveau du sol et les souches sont traitées avec un herbicide (pratique interdite en milieu aquatique). Les parties éliminées de la plante doivent être récoltées et traitées en déchetterie, en particulier les fruits qui contiennent les grains. Les opérateurs doivent protéger leur peau et leurs yeux de la sève irritante produite par la plante. Un programme de suivi est nécessaire pour contrôler la repousse et les semis pendant plusieurs années.

Les premières tentatives d’introduction en France de Truite arc-en-ciel datent de 1881, dans le Doubs, puis en 1903 dans le Cher, dans la Saône en 1908 et dans la Seine en 1908. Elle fait l’objet d’introductions nombreuses et répétées pour les besoins de la pêche de loisir. Dans les années 1960, la maîtrise de la reproduction artificielle de l’espèce est à l’origine du développement de son élevage. Le France occupait ainsi, en 1997, la place du premier producteur mondial de Truite arc-en-ciel, avec 46 700 tonnes produites sur 818 sites (Pascal et al., 2006).

La Truite arc-en-ciel se maintient dans le milieu naturel uniquement par l’entremise de déversements importants et réguliers de poissons d’élevage à l’exception de quelques populations dans le lac des Bouillouses (Vaucluse), le ruisseau de l’Estibère et le lac de l’Ours (Pyrénées) (Pascal et al., 2006). Sa naturalisation est en revanche en progression en Europe et notamment en Autriche et Slovénie (Keith et al., 2011).

Peu d’impacts sur les écosystèmes d’accueil sont documentés actuellement. En France, l’espèce est suspectée d’avoir des impacts négatifs sur les populations d’amphibiens, de poissons et d’invertébrés (Pascal et al., 2006). Les impacts sont mieux connus aux États-Unis, où l’espèce a été largement introduite sur tout le territoire. L’espèce s’hybride avec d’autres espèces de truites autochtones plus rares, comme O. clarki henshawi et O. aguabonita, présentes dans les cours d’eau des montagnes rocheuses en Californie, Arizona et Nevada. Elle a ainsi remplacé la truite native O. clarki henshawi dans certains de ces cours d’eau ainsi que dans le lac Tahoe (Mc Affee, 1966).

L’impact de la Truite arc-en-ciel est surtout connu pour le rôle de réservoir et vecteur de pathogènes. Elle a propagé plusieurs parasites européens comme Gyrodactylus salari, Gyrodactylus lavareti Gyrodactylus derjavini et Gyrodactylus truttae (Pascal et al., 2006). L’espèce joue également un rôle dans la dispersion du virus Egteved, responsable de la septicémie hémorragique virale : le virus aurait conquit la Truite arc-en-ciel et aurait été disséminé à travers des lâchers, pour ensuite infester deux espèces autochtones, la Truite commune et le Brochet (Pascal et al., 2006).

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