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ESPÈCES

Parthenium hysterophorus

Noms communs :

Parthénium matricaire, Fausse camomille, Herbe blanche

Règne :

FLORE

Organisme :

Herbacée

Famille :

Asteraceae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Berges de cours d’eau, prairies, milieux urbains

Origine géographique :

outre-mer

Nom anglais :

Parthenium weed

Auteur :

Linné, 1753

Introduction en France :

outre-mer

Date de rédaction :

27/07/2017, version 1

Dernière mise à jour :

mise à jour réglementaire et liens 22/02/2021

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Liens utiles :

Répartition :

L’agave est une espèce monocarpique qui fleurit au bout de 10 à 20 ans. Dans les aires d’introduction, l’espèce se reproduit majoritairement par voie végétative. Elle est capable de développer des tiges souterraines (rhizomes) qui donnent naissance à de nouveaux individus. Des structures végétatives (appelées bulbilles) peuvent aussi être développées à partir de la tige florale de la plante. Les bulbilles se développent après la floraison et permettent à la plante de coloniser de plus larges étendues.

La solution à privilégier pour son élimination est l’arrachage manuel ou mécanique. Il faut faire attention à retirer les bulbilles et à ne pas laisser de morceaux de rhizome dans le sol.Pour les gros individus, les feuilles sont coupées au préalable pour pouvoir couper le « tronc » au plus près du sol et arracher la rosette. Pour de grandes surfaces, l’arrachage à la pelle araignée montre de bons résultats (ONF, 2016).

La collecte des bulbilles permet de bloquer la dynamique d’invasion, en faisant tomber les bulbilles encore suspendus sur le mât et en ramassant les bulbilles au sol. La coupe du mât n’est pas conseillée car celle-ci demande un savoir-faire particulier (ne pas couper trop haut pour éviter une reformation de plusieurs mâts) et nécessite un suivi de contrôle sur plusieurs mois. De plus la coupe du mât peut favoriser la production de rhizomes (Hivert, 2012).

Il est possible de déclencher la floraison en stressant la plante. Il faut pour cela lui couper les feuilles. Il faudra ensuite couper la hampe florale avant la maturité des fruits. Comme la plante est monocarpique, cela conduit à sa mort . Cette méthode peut être un moyen de supprimer l’espèce dans des milieux difficiles d’accès, car cela évite de l’exporter.

Les opérations d’arrachage doivent être renouvelées fréquemment pour éviter la repousse. Des actions de contrôle sur au moins trois ans doivent être prévues pour arracher les repousses. Les jeunes individus s’arrachent facilement à la main, en se munissant de gants de protection.

Des traitements chimiques à base de fluroxypyr et le triclopyr sont testés en Australie et montrent un taux de réussite important (Birckerton, 2006). Toutefois, la lutte chimique présente des impacts négatifs sur l’environnement et ne doit être utilisée qu’en dernier recours. L’utilisation des produits phytosanitaires est réglementée. Il est nécessaire de se tenir au courant de la législation en vigueur.

La sève d’Agave americana peut provoquer une dermatite et il est important de porter des vêtements et des gants de protection lors de l’opération d’arrachage.

La Fausse camomille n’est pas encore présente en France. En Europe, l’espèce a été observée ponctuellement en Belgique, dans les régions portuaires de Ghent et Roeslare. Elle aurait été introduite accidentellement dans les semences de céréales et de soja et dans les mélanges de graines pour oiseaux (OEPP, 2013). L’espèce est présente sur l’île de La Réunion, dans les régions nord et sud de l’île, sur le littoral et en moyenne altitude. On la rencontre également dans les régions ouest et sud-ouest, mais uniquement en altitude (400 à 800 m), dans les lieux abandonnés et les cultures ouvertes, surtout sur sols argileux (CIRAD, 2017).

La Fausse camomille a des impacts économiques importants en agriculture depuis les 30 dernières années, devenue une adventice des cultures très répandue en Australie et Inde. Sur l’île de La Réunion, elle est rencontrée dans les champs de canne à sucre et dans les cultures maraîchères (CIRAD, 2017). Sa production de composés allélopathiques réduit la richesse et la densité des communautés végétales indigènes et pose également des problèmes de régénération forestière dans les sous-bois envahis par l’espèce (CABI, 2015). L’espèce atteint cependant rarement des densités importantes dans les écosystèmes non perturbés et ses impacts sur la biodiversité restent faibles à modérés (EPPO, 2013).La Fausse camomille présente aussi des impacts sur la santé humaine, provoquant de nombreuses allergies (dermatoses, asthme). Elle est toxique pour le bétail.

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