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ESPÈCES

Pontaderia crassipes

Noms communs :

Jacinthe d’eau, Eichhornie à pieds gras

Règne :

FLORE

Organisme :

Plante aquatique

Famille :

Pontederiaceae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eaux stagnantes, mares temporaires, zones humides, plans d’eau, cours d’eau à courant lent, sédiments humides des zones exondées

Origine géographique :

Métropole et outre-mer

Nom anglais :

Water hyacinth

Auteur :

(Martius) Solms, 1883

Introduction en France :

Métropole et outre-mer

Date de rédaction :

28/04/2016, version 1

Dernière mise à jour :

mise à jour réglementaire et liens 22/02/2022

Contribution :

Alain Dutartre (expert indépendant) et Patrick Barrière (CEN Nouvelle-Calédonie)

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Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

Pas de modalité de gestion connue actuellement.

L’espèce a été largement introduite comme plante ornementale dans le monde au XIXème siècle. En France, elle a été introduite dans de nombreuses collectivités d’outre-mer (Saint-Martin, Guadeloupe, Martinique, Réunion, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française) et les premières mentions dans le milieu naturel datent de 1950 (UICN France). En métropole, elle est ponctuellement présente dans le Sud-Ouest et sur le littoral méditerranéen, dans des zones humides où elle ne se maintient pas. Elle est naturalisée en Corse et les changements climatiques pourraient favoriser sont installation permanente dans ces régions (Fried, 2012).

Eichhornia crassipes est considérée comme l’une plantes aquatiques les plus envahissantes au monde. Ses belles et grandes fleurs pourpres et violettes font d’elle une plante ornementale très prisée pour les bassins. Aujourd’hui elle est présente dans plus de 50 pays sur cinq continents. La Jacinthe d’eau croît très rapidement, avec des populations connues pour avoir doublé en moins de 12 jours. Les invasions par cette plante envahissante bloquent les voies d’eau, limitant ainsi le trafic maritime, et les activités de loisir comme la natation et la pêche. La Jacinthe d’eau empêche aussi la lumière et l’oxygène de pénétrer dans l’eau et d’atteindre les plantes submergées. L’ombrage et le recouvrement des plantes aquatiques indigènes réduit gravement la diversité biologique des écosystèmes aquatiques (ISSG, 2007).

Sur l’île de la Réunion, Cette plante aquatique envahit régulièrement les zones humides de l’île. Dans certaines situations, comme sur l’Étang du Gol, elle peut recouvrir, avec la Laitue d’eau, la totalité de la surface d’eau libre, ce qui se traduit par de graves conséquences écologiques, notamment pour la faune aquatique (acidification du milieu, réduction de l’oxygène de l’eau, eutrophisation , réduction de la lumière). En Nouvelle-Calédonie, la jacinthe d’eau colonise préférentiellement les eaux douces des cours inférieurs des rivières de la Grande Terre. L’espèce est uniquement présente dans les zones d’eaux calmes ou à faible courant. Elle se localise majoritairement sur la côte Ouest et ne semble pas coloniser les zones sur substrat ultramafique (zones minières). La présence de la jacinthe d’eau dans les cours d’eau semble être liée à la stagnation des eaux et à un apport important de nutriments. Le contrôle des rejets d’effluents en rivière serait un préalable à toute action de lutte ou de contrôle de la propagation de la jacinthe d’eau. (Hytec et Mary, 2010). En Polynésie française, la jacinthe d’eau ne semble pas menacer à l’heure actuelle les zones humides naturelles. Elle est essentiellement trouvée à basse altitude, en zone urbanisée ou dans des mares et cours d’eau fortement perturbés par l’homme et souvent polluées. Son introduction dans les zones humides d’altitude pourrait se révéler très dommageables pour la biodiversité.