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Base d'informations

ESPÈCES

Pontederia cordata

Noms communs :

Pontédérie à feuilles en forme de cœur

Règne :

FLORE

Organisme :

Plante aquatique

Famille :

Pontederiaceae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Marais, lacs, ruisseaux et étangs

Origine géographique :

États-Unis

Nom anglais :

Pickerel weed

Auteur :

Linné, 1753

Introduction en France :

métropole

Date de rédaction :

  27/05/2016, version 1

Contribution :

Alain Dutartre, expert indépendant

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RESSOURCES

Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

Les plantes isolées peuvent facilement être arrachées manuellement. Le labour est pratiqué dans les cultures colonisées par D. stramonium à l’état de plantule. Cette méthode est beaucoup moins efficace sur les plantes matures, les tiges devenant ligneuses et les racines n’étant plus entièrement détruites. La régénération par la germination de graines subsiste pendant plusieurs années et les actions doivent être répétées pour réduire le niveau de colonisation (Parsons et Cuthbertson, 1992). Le labour après les récoltes est à éviter, car il favorise la survie des graines (qui se décomposent moins bien une fois enterrées) (Stoller et Wax, 1974). De plus, le taux de survie des graines est moins élevé dans les parcelles non-labourées (densité et diversité de prédateurs plus importante) (Brust et House, 1988). La rotation des cultures est préconisée pour éviter de replanter des cultures à risques (Sarrasin, tournesol), ainsi que l’alternance des cultures de printemps et d’été.

Pour éviter de grossir le stock de graines et pour réduire le stock semencier du sol, l’association Polleniz recommande l’arrachage manuel avant la montée en graines de la plante, et en utilisant des gants. Pour les grandes superficies colonisée, le fauchage mécanique le plus ras possible permettra de stopper le cycle végétatif de la plante (Polleniz, 2019).

Les pieds ne doivent pas être mis au compost ou sur un tas de fumier, ni brûlés (fumée hallucinogènes et toxique). Les résidus de gestion doivent alors être regroupés sur un tas spécial dans un endroit isolé en attendant leur dégradation (Polleniz, 2019)

Introduite pour l’ornement des bassins extérieurs, Pontederia cordata a été signalée pour la première fois en Europe en Angleterre, en 1949. L’espèce est également mentionnée au Sud-Est de l’Irlande (2000) et en Belgique (1985) où elle a formé des populations denses dans les habitats naturels (EPPO, 2015). En France, elle est mentionnée dans les Ardennes (Duvigneaud et Saintenoy-Simon, 1998) et quelques rares données de présence sont recensées dans la moitié Nord-Est de la France (SIFlore).

En Afrique du Sud où elle a été introduite, l’espèce rentre en compétition sur les berges avec les espèces indigènes. Elle peut également s’implanter dans des parcelles cultivées irriguées. La formation de tapis denses peut également gêner la circulation des embarcations, obstruer les canaux d’irrigation et bloquer l’accès aux berges des cours d’eau (EPPO, 2015).

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement.
Duvigneaud J. et Saintenoy-Simon J. 1998. Pontederia cordata L. dans le département des Ardennes (France). Adoxa 18: 3-5.Green P. (2000) Pontederia cordata and Sagittaria rigida new to Ireland. BSBI News 83: 44.

Technigro Australia (2015) Pickerel weed (Pontederia cordata). 2 pp.

Règlementations

Règlementation :

Espèce non réglementée.

Règlementation outre-mer :