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Base d'informations

ESPÈCES

Ponticola kessleri

Noms communs :

Gobie de Kessler

Règne :

FAUNE

Organisme :

Poisson

Famille :

Gobiidae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

Ponto-Caspien

Nom anglais :

Bighead goly

Auteur :

Günther, 1861

Introduction en France :

métropole

Date de rédaction :

  15/11/2017, version 2

Contribution :

Sébastien Manné, AFB

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RESSOURCES

Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

L’écorçage pourrait être expérimenté sur les populations de Cerisier tardif (CBN Bailleul, 2016). Cette technique consiste à réaliser deux entailles circulaires distantes d’au moins 15 cm autour du tronc et de quelques cm de profondeur, jusqu’à l’aubier (partie située sous l’écorce). L’écorce située entre les deux entailles est ensuite retirée. La sève élaborée ne circule plus vers les racines, mais les feuilles reçoivent toujours de l’eau : la vie de l’arbre est alors ralentie, l’arbre se dessèche et tombe au bout de 1 à 3 ans (alors qu’une coupe le stresse et engendre en réaction de nombreux rejets). Cette opération est à réaliser aussi bas que possible, à la base du tronc et au début de l’automne (CBN Bailleul, 2016).

Dans les zones infestées non adaptées à la gestion par écorçage pour des raisons de sécurité (parcs, bords de route, zones fréquentées), des coupes répétées pendant plusieurs années et ce, pendant la floraison, peuvent permettre à terme de faire mourir ces arbres et d’appauvrir la banque de semences contenue dans le sol. Il est possible que certains individus, même affaiblis, rejettent tout de même après cerclage. Il s’agira alors de couper ces repousses l’année suivante. En système forestier, il est recommandé de ne pas pratiquer d’ouvertures ou de coupes à blanc à proximité des secteurs colonisés par le Cerisier tardif. La soudaine augmentation de lumière au niveau du sol, risque de favoriser la croissance des plantules présentes dans le sous-bois (CBN Bailleul, 2016).

Les jeunes plants et les plantules peuvent être éliminés en pratiquant un arrachage manuel en veillant à extraire l’appareil racinaire (CBN Bailleul, 2016).

Le Gobie de Kessler est originaire des bassins fluviaux de la Mer Noire (Dniepr, Dniestr et Danube). Il débute son expansion vers l’amont du Danube aux environs de 1992. Il est identifié en Allemagne en 1999 et rejoint le bassin du Rhin en 2005, probablement en utilisant le canal Main-Danube. On le retrouve ensuite sur le Rhin près de Bonn en 2006, aux Pays-Bas en 2007 et dans le Bade-Würtemberg (Allemagne) en 2010. En France, il est observé pour la première fois dans le Rhin à Lauterbourg et à Kembs en 2010, et dans la Moselle en 2011 (Manné et al., 2013). A l’instar des autres gobies d’origine Ponto-Caspienne, la colonisation par le Gobie de Kessler est due à la navigation sur les canaux (transport dans les eaux de ballast des bateaux ou à l’accrochage des œufs aux coques). Les activités de pisciculture et de pêche récréative constituent également une source potentielle de dissémination.

L’impact propre du gobie de Kessler sur la faune locale est difficile à évaluer. Néanmoins, il a été montré qu’en milieu expérimental, le chabot fluviatile était évincé de son habitat optimal pour un habitat moins favorable, lorsqu’il était mis en présence du gobie demi-lune ou du gobie de Kessler (Van Kessel et al., 2011). L’évaluation du potentiel invasif par la méthode FISK (Fish Invasiveness Sreening Kit) révèle un risque élevé pour le gobie de Kessler de devenir envahissant en France (Manné et al.,  2013).

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement.

Règlementations

Règlementation :

Ne figurant pas sur l’Arrêté du 17 décembre 1985, le Gobie de Kessler ne peut pas être introduit dans les eaux libres, ni dans les eaux closes (L. 431.4), ni dans les étangs de pisciculture (L. 431.7). L’article L. 436-5 du Code de l’Environnement et l’article R. 436-35 interdisent l’utilisation des espèces non représentées,donc du gobie de Kessler, comme appât par les pêcheurs à la ligne.

Règlementation outre-mer :