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Base d'informations

ESPÈCES

Proterorhinus semilunaris

Noms communs :

Gobie demi-lune

Règne :

FAUNE

Organisme :

Poisson

Famille :

Gobiidae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

Ponto-Caspien

Nom anglais :

Tubenose goby

Auteur :

Heckel, 1837

Introduction en France :

métropole

Date de rédaction :

  15/11/2017, version 2 

Contribution :

Sébastien Manné, AFB

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RESSOURCES

Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

La fauche peut être réalisée avant la floraison (vers la fin mai) et une deuxième est à réaliser pendant la floraison (vers la mi-août). Une seule fauche ne fait que stabiliser la progression de la plante ; deux fauches permettent de la faire régresser. Après la deuxième fauche, la zone peut être bâchée avec un géotextile opaque pour renforcer l’efficacité de la gestion. Attention, toutes les espèces présentes seront alors éliminées et la recolonisation après retrait de la bâche sera facilitée pour les espèces aux graines légères. Les deux fauches annuelles doivent être reconduites plusieurs années afin d’éliminer les massifs d’asters et épuiser le stock de graines contenu dans le sol (la viabilité des graines est estimée à quelques années) (UICN France, 2016).

L’arrachage vise à retirer des blocs de racines à la pelle et la pioche ou à l’aide d’une mini pelle. Il est à réaliser avant la floraison (vers la fin mai) avec un deuxième passage pendant la floraison (vers la mi-août). Les années suivantes, il convient de réaliser une surveillance des zones où les asters ont été arrachés et faucher avant la floraison (vers la mi-mai et fin juillet). La fauche peut être réalisée sur l’ensemble de la parcelle ou par moitié un an sur deux s’il y a des enjeux liés à la présence de faune (UICN France, 2016).

Originaire des bassins fluviaux de la mer Noire (Dniepr, Dniestr et Danube) et de l’est de la mer Egée, le Gobie demi-lune était historiquement présent dans le Danube jusqu’aux environs de Vienne. Les premiers signes d’expansion vers l’amont du Danube datent des années 1970 où il est observé à Linz (Autriche). Il rejoint ensuite l’Allemagne en 1985 près de Passau (Danube) pour finalement atteindre le Main (affluent du Rhin) en 1999, probablement en empruntant le canal Main-Danube. Il a ensuite continué son expansion aux Pays-Bas (2002) et est observé pour la première fois en France dans le Rhin en 2007, à Gambsheim (Manné et Poulet, 2008).

A l’instar des autres gobies d’origine Ponto-Caspienne, la colonisation par le Gobie demi-lune est due à la navigation sur les canaux (transport dans les eaux de ballast des bateaux ou à l’accrochage des œufs aux coques). Les activités de pisciculture et de pêche récréative constituent également une source potentielle de dissémination.

L’impact propre du gobie demi-lune sur la faune locale est difficile à évaluer. Néanmoins, il a été montré qu’en milieu expérimental, le chabot fluviatile était évincé de son habitat optimal pour un habitat moins favorable, lorsqu’il était mis en présence du Gobie demi-lune ou du Gobie de Kessler (Van Kessel et al., 2011). L’évaluation du potentiel invasif par la méthode FISK (Fish Invasiveness Sreening Kit) révèle un risque moyen pour le gobie demi-lune de devenir envahissant en France (Manné et al., 2013). Il n’est pour le moment présent qu’en faible densité, lui permettant plus difficilement de coloniser d’autres bassins versant, contrairement au Gobie de Kessler et au Gobie à tâche noire (Manné et al.,  2013).

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement.

Règlementations

Règlementation :

Ne figurant pas sur l’Arrêté du 17 décembre 1985, le Gobie de Kessler ne peut pas être introduit dans les eaux libres, ni dans les eaux closes (L. 431.4), ni dans les étangs de pisciculture (L. 431.7). L’article L. 436-5 du Code de l’Environnement et l’article R. 436-35 interdisent l’utilisation des espèces non représentées,donc du gobie de Kessler, comme appât par les pêcheurs à la ligne.

Règlementation outre-mer :