Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Base d'informations

ESPÈCES

Pseudorasbora parva

Noms communs :

Pseudorasbora

Règne :

FAUNE

Organisme :

Poisson

Famille :

Cyprinidae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Eau douce

Origine géographique :

Asie – (Chine, Corée, Japon, Taiwan)

Nom anglais :

Topmouth gudgeon

Auteur :

Temminck & Schlegel, 1846

Introduction en France :

métropole

Date de rédaction :

  27/09/2016, version 1

Dernière mise à jour :

Règlementation mise à jour le 22/03/2021 

Partager

RESSOURCES

Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

Sur les peuplements denses, le CBN de Bailleul recommande le décapage du sol sur plusieurs centimètres de profondeur, de 15 à 40 centimètres suivant l’efficacité d’exploration verticale du sol par les racines et les rhizomes de la plante, et le type de substrat du site colonisé (CBN Bailleul, 2016). L’arrachage manuel est envisageable sur de petites surfaces colonisées.

Originaire de l’est de l’Asie (Japon, Chine, Corée), l’espèce a été introduite en Roumanie en 1960 avec des carpes provenance de Chine (Ctenopharyngodon idella et Hypophthalmichthys spp.) pour l’aquaculture. La première observation en France date du début des années 80 dans la Sarthe et ce poisson aurait été introduit à la fin des années 70 très probablement en tant que passager clandestin parmi des espèces destinées à l’aquaculture (Keith et al., 2011 ; Pascal et al., 2006).

Le Pseudorasbora transporte un parasite unicellulaire (Sphaerothecum destruens), responsable de l’effondrement de deux espèces de poissons endémiques de la Turquie,  sans qu’il en soit affecté (Ercan et al., 2106). Sphaerothecum destruens est susceptible de contaminer un large spectre d’hôtes : Able de Heckel, Carpe, Gardon et Brème mais aussi les salmonidés comme le Saumon atlantique et la Truite commune. Il a aussi été retrouvé dans un élevage de Bar (Dicentrarchus labrax), laissant aussi présager des risques importants en termes économiques. La contamination de l’hôte se fait simplement lorsqu’il se trouve dans un milieu colonisé par le Pseudorasbora, le cycle du parasite passant par la production de zoospores mobiles. Le parasite s’attaque aux cellules de son hôte et provoque l’infection des organes entrainant généralement sa mort. Cependant, les mortalités passent souvent inaperçues, les individus tués par le parasite restant sur le fond (Lettre d’information IBMA numéro 8, 2015) .

Il convient de surveiller attentivement les populations piscicoles en contact avec le Pseudorasbora et surtout de limiter la colonisation ce dernier en surveillant notamment les stocks de poissons destinés aux repeuplements. L’espèce rentre également en compétition pour les ressources avec d’autres poissons autochtones et exerce une prédation importante sur les juvéniles de populations autochtones (DAISIE, 2010).

Règlementations

Règlementation :

Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014.

Espèce dont l’introduction sur le territoire, y compris le transit sous surveillance douanière, l’introduction dans le milieu naturel, détention, transport, colportage, utilisation, échange, mise en vente, vente ou achat de spécimens sont interdits par l’arrêté du 14 février 2018 sur tout le territoire métropolitain et en tout temps.Espèce interdite d’introduction en eaux douces car ne figurant pas sur la liste des espèces de poissons, crustacés et grenouilles représentées dans les eaux visées à l’article 413 du Code rural.

Règlementation outre-mer :