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Base d'informations

ESPÈCES

Pterois volitans

Noms communs :

Rascasse volante du Pacifique, Poisson-lion

Règne :

FAUNE

Organisme :

Poisson

Famille :

Scorpaenidae

Milieu - 1 :

MARIN

Milieu - 2 :

Eau marine, Herbiers, sables, récifs, mangroves, estuaires et structures artificielles

Origine géographique :

Outre mer (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint Martin)

Nom anglais :

Red lionfish ou common lionfish

Auteur :

Linnaeus, 1758

Introduction en France :

Outre mer (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint Martin)

Date de rédaction :

  30/06/2020, version 1

Contribution :

 Cette fiche a été réalisée en collaboration avec l’UMS PatriNat dans le cadre de la Directive-cadre Stratégie pour le milieu marin – Relecture par Cécile Massé (UMS PatriNat) et Coraline Jabouin (OFB)

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Liens utiles :

Analyse de risque :

Répartition :

Plusieurs projets ont été conduits pour renforcer la gestion de cette espèce. A l’échelle des Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint Martin), le projet PoLiPA (2013-2015) visait à : identifier et améliorer les pratiques mises en place pour le contrôle de l’invasion , mettre en place des équipes réactives pouvant intervenir rapidement, alerter et informer les catégories d’usagers des milieux marins, améliorer la communication, les collaborations et l’évaluation des impacts écologiques et du contrôle des populations de poissons lion, obtenir des consensus sur les stratégies de contrôle, évaluer l’impact socio-économique de l’invasion du Poisson lion.

En Atlantique ouest, l’origine de l’invasion des côtes par P. volitans principalement et P. miles (espèce très proche de P. volitans) de manière plus anecdotique est incertaine. Il est probable que des spécimens liés au commerce des espèces d’ornementation aient été relâchés, intentionnellement ou accidentellement, dans la nature dès les années 90 (USGS). Une hypothèse d’origine unique en 1992, à la suite de l’échappement de quelques spécimens d’un aquarium endommagé par une tempête dans la baie de Biscayne est également proposée (Courtenay, 1995). Cette hypothèse est cependant régulièrement remise en question (USGS).

Dans les Antilles françaises, le P. volitans a d’abord été observée à Saint-Martin en juillet 2010, puis en Guadeloupe en septembre 2010. En 2011, il est également signalé en Martinique et à Saint Barthélémy. Depuis 2014, l’espèce est présente dans tout le golfe du Mexique et les Caraïbes.L’invasion du Poisson-lion affecte les réseaux trophiques marins de divers habitats en diminuant considérablement l’abondance et la diversité des espèces (Albins & Hixon, 2008 ; Morris & Whitfield, 2009). En deux ans, le P. volitans a réduit de 65 % la biomasse de petits poissons des récifs des Bahamas (Green et al., 2012). En consommant en grande quantité les juvéniles et les proies des poissons piscivores locaux et en étant un compétiteur spatial pour d’autres poissons prédateurs et macro-crustacés, comme la langouste, le Poisson lion affaiblit les stocks de ces organismes et exacerbe les effets de la surpêche commerciale et de loisir (Albins & Hixon 2013).

Les rascasses volantes (P. volitans et P. miles) ont une chair appréciée et nutritive. Les épines des rascasses volantes sont cependant venimeuses. Les piqûres sont très douloureuses voire mortelles dans de rares cas (Cerland, 2014). Elles peuvent causer des œdèmes, rougeurs, saignements, nausées, engourdissements, douleurs articulaires, maux de têtes, vertiges, confusions, désorientations, paralysies, et convulsions. Le venin est thermosensible et peut être détruit par une source de chaleur.

Dans les Antilles françaises, le coût total généré par l’invasion du poisson-lion (P. volitans) a été estimé à plus de 10 millions d’euros par an (Binet et Schmidt, 2015) en raison des pertes économiques (pêche et tourisme) liées à la dégradation de la valeur des services d’approvisionnement et de support fournis par les écosystèmes tropicaux.

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement
Albins, M. & Hixon, M. 2013. Worst case scenario: potential long-term effects of invasive predatory lionfish (Pterois volitans) on Atlantic and Caribbean coral-reef communities. Environmental Biology of Fishes, 96:1151-1157.

Albins, Mark A. & Mark A. Hixon. 2008. Invasive Indo-Pacific lionfish Pterois volitans reduce recruitment of Atlantic coral-reef fishes. Marine Ecology Progress Series,367: 233–238

Binet, T., Smidt, O. 2015. Evaluation économique de la lutte contre le poisson-lion dans les Petites Antilles françaises.  Etude relative au projet Projet PoLiPA -Poisson-Lion dans les Petites Antilles : gestion, lutte, recherche et coordination. Vertigo Lab, OMMM, SNB. 59p.

Bouchon C., Bouchon-Navaro Y. 2010. Invasion de la mer Caraïbe par Pteroïs volitans. Université des Antilles et de la Guyane, 24p.

Cerland L. 2014. Analyse de l’incidence et des caractéristiques cliniques de l’envenimation par le poisson-lion en Martinique. Thèse de Doctorat de Médecine, Université des Antilles et de la Guyane, p. 118.

Courtenay W.R. 1995. Marine fish introductions in southeastern Florida. American Fisheries Society, Introduced Fish Section Newsletter 14: 2-3.

Green, S., Akins, J., Maljkovi, A., Côté, I., 2012. Invasive lionfish drive Atlantic coral reef fish declines. PLoS One 7:e32596

Les invasions biologiques aux Antilles françaises. Diagnostic et état des lieux des connaissances. (2013). Rapport DEAL Martinique et Guadeloupe. 88 pages.

Morris, J.A., Whitfield, P.E. 2009. Biology, Ecology, Control and Management of the Invasive Indo- Pacific Lionfish : An Updates Integrated Assessment. NOAA Technical Memorandum NOS NCCOS 99.57 pages.

Maréchal J.-P. et Trégarot E. 2015. Connaissances sur les populations de poisson-lion aux Antilles françaises et stratégie de lutte. Rapport de synthèse – projet POLIPA – Stratégie Nationale pour la Biodiversité. Observatoire du Milieu Marin Martiniquais. 42p.

Règlementations

Règlementation :

Espèce non règlementée

Règlementation outre-mer :