Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Base d'informations

ESPÈCES

Solanum viarum

Noms communs :

Solanum viarum

Règne :

FLORE

Organisme :

Arbuste

Famille :

Solanaceae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Berges, milieux agricoles

Origine géographique :

Métropole

Nom anglais :

Tropical soda apple

Auteur :

Dunal, 1852

Introduction en France :

Métropole

Date de rédaction :

  16/12/2020, version 1

Contribution :

Alain Dutartre, Jean-François Christians et Mattia Maglio, botanistes

Partager

RESSOURCES

Liens utiles :

CABI

Fiches du Centre d’archives des plantes aquatiques et envahissantes Université de Floride, Institut des sciences de l’alimentation et de l’agriculture :

Analyse de risque :

Répartition :

L’espèce ne fait pas l’objet de mesures de gestion particulières en France. Des travaux ont mené en Floride pour gérer cette espèce envahissante (Sellers et al., 2019). Pour des populations réduites, un contrôle mécanique par arrachage et l’incinération de la totalité des plantes, dont les fruits, avec une élimination des racines, peut être efficace mais pour des populations importantes fauchages successifs et/ou applications d’herbicides sembleraient les seules techniques applicables. Des gants sont nécessaires lors de la manipulation des plantes coupées. Pour être efficaces, tous les traitements doivent être réalisés avant la fructification.

L’espèce a été découverte en 2019, à proximité de la réserve naturelle régionale des Gorges du Gardon (Gard). Cette station serait présente au moins depuis 2016 (Christians & Maglio, 2020).

Dans les sites colonisés, Solanum viarum peut développer des herbiers monospécifiques éliminant la flore indigène. Sa colonisation en zones forestières peut même créer des dommages au sous-étage en affectant la germination et l’établissement des plantes indigènes. Ses épines foliaires acérées peuvent également limiter le pâturage et les déplacements de la faune (CABI, 2019).

La plante est toxique comme pour la plupart des espèces de la famille des solanacées, et ses fruits ne font pas l’objet d’une consommation humaine. Le feuillage est inappétent (“unpalatable“) pour les bovins (Medal et al., 2012). Elle a également provoqué un empoisonnement par des atteintes neurologiques de chèvres en Floride (Porter et al., 2003). Son potentiel reproductif élevé (jusqu’à 50 000 graines par individu), sa croissance rapide et ses importantes capacités de colonisation en font donc une EEE aux impacts tout à fait notables dans les zones colonisées.

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement

Règlementations

Règlementation :

Espèce non réglementée.

Règlementation outre-mer :