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Base d'informations

ESPÈCES

Tamias sibiricus

Noms communs :

Tamia de Sibérie, Écureuil de Corée

Règne :

FAUNE

Organisme :

Mammifère

Famille :

Sciuridae

Milieu - 1 :

CONTINENTAL

Milieu - 2 :

Terrestre

Origine géographique :

Métropole

Nom anglais :

Asian chipmunk

Auteur :

Laxmann, 1769

Introduction en France :

Métropole

Date de rédaction :

  19/02/2021, version 3

Contribution :

Jean-François Maillard, OFB

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RESSOURCES

Liens utiles :

Répartition :

L’espèce ne fait pas l’objet de mesures de gestion particulières.

Ce rongeur a été vendu dans les animaleries à partir des années 1960 en tant qu’animal de compagnie. Jusqu’en 1980, environ 200 000 individus étaient exportés de Corée du Sud chaque année (Chapuis et al., 2011). Par la suite, des élevages européens ont progressivement alimenté le commerce. Dans différents pays, dès la fin des années 1960, il a été relâché dans la nature en tant qu’animal d’ornement (dans des parcs de loisirs), et plus généralement par des propriétaires lassés de sa compagnie. Ces relâchés ont conduit à son implantation en milieu naturel dans plusieurs pays d’Europe (Belgique, Allemagne, Suisse, Italie, Pays-Bas ; Mori et al. 2018).

En France, 11 populations étaient recensées en 2011 (Chapuis et al., 2011). En 2017, quatre de ces populations avaient disparu, en relation avec leur faible effectif, et une nouvelle population (Échirolles, Isère) était en voie d’installation. Quatre d’entre elles comptent plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’individus et occupent des massifs forestiers de surface importante. Excepté la population présente sur la commune d’Échirolles, la plupart de celles établies en France sont issues de lâchers effectués dans les années 1980-1990. Au cours de cette dernière décennie, entre 10 et 20 individus sont observés annuellement dans divers départements. Généralement seuls, ils sont rapidement éliminés par des prédateurs (notamment le chat domestique) (Chapuis et al., 2012).

Dans son aire d’origine, l’espèce cause des dégâts importants sur les champs de céréales. Réservoir des bactéries responsables de la borréliose de Lyme, il joue un rôle important dans la transmission de la maladie via les tiques qui le parasitent (Marsot et al., 2013). Les travaux menés quant aux relations interspécifiques avec l’écureuil roux d’Europe ne permettent pas d’affirmer une exclusion engendrant une réduction des effectifs de ce dernier.

Expérimentation de régulation du Tamia de Sibérie en Isère

Un site internet dédié met à disposition de nombreuses informations sur les écureuils en France : méthodes de gestion, biologie, identification ainsi qu’une plateforme de signalement d’observations : http://ecureuils.mnhn.fr/

Règlementations

Règlementation :

Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014

Espèce inscrite sur l’arrêté du 14 février 2018 relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain.

Détention possible uniquement dans le cadre des mesures transitoires et des mesures dérogatoires au règlement européen :

Règlementation outre-mer :